Eco-Conduite : Comment gagner des points au permis

respecter l’éco-conduite en 8 points

L’éco-conduite est notée depuis quelques années dans le barème de l’examen pratique du permis de conduire. Cette pratique équivaut à 2 points au permis de conduire, qui avec un peu d’entraînement peuvent faire la différence le jour J et vous permettre d’obtenir votre permis. Voici quelques conseils pour conduire de façon économique et écologique.

Avant le départ

Même avant de partir, préparer comme il faut le trajet peut permettre de faire des économies de carburant et de rouler de manière plus écologique. Il y a quatre étapes qui vous seront utiles pour préparer un voyage éco :
– Préparer son itinéraire à l’avance : Pour éviter de faire des détours ou de se perdre, bien planifier son itinéraire permet de partir serein, et d’adopter une conduite plus sûre. Si vous possédez un GPS il faut rentrer la destination dedans avant de partir.
– L’état des pneus : contrôler les roues du véhicule est essentiel. Des pneus sous-gonflés consomment plus et altèrent la tenue de route.
– Etat du véhicule : Une vieille voiture, ou une voiture peut entretenue consomme plus que d’autres. Pensez à vérifier son état régulièrement.
– La charge du véhicule : Un véhicule trop chargé à tendance à plus consommer qu’une voiture à vide. Avant le départ, contrôler que toutes charges inutiles sont retirées du véhicule. Pensez à démonter les coffres de toit qui sont également source de consommation, même à vide.

Pendant le trajet

Il existe des techniques de conduite à adopter pour conduire de façon plus écologique et économique. Voici comment vous appropriez ces astuces, celles qui vous feront gagner des points le jour du permis mais vous serviront encore en tant que conducteur.
– Une conduite souple : adopter ce type de conduite consiste à démarrer en douceur mais passer dès que possible la seconde vitesse afin d’éviter de rouler en surrégime, qui peut amener à consommer 20% de plus de carburant. Au même titre, favoriser les ralentissements en douceur, et donc anticipés, en utilisant de préférence le frein moteur.
– Une vitesse modérée : rouler 10km/h en dessous des limitations permet de réduire de 12,5% les émissions de CO2 sur une distance d’environ 500km.
– Coupez le moteur : lorsque vous aller faire un arrêt prolongé n’hésitez pas à couper le moteur. Cela pollue beaucoup et vous fait consommer du carburant pour rien. Certaines voitures modernes ont d’ailleurs cette fonction qui arrête automatiquement le moteur lors d’arrêts au feu rouge par exemple.
– Attention à la climatisation : cette option sur les véhicules est présente sur toutes les voitures récentes, et certaines personnes à l’utiliser à outrance, surtout en période estivale. La climatisation consomme énormément. Éviter de l’utiliser à outrance peut faire économiser beaucoup de carburant et faire du bien à la planète.

Passer le permis en conduite anticipée accompagnée

La conduite AAC est une des formations de conduite accompagnée, formation pour passer le permis B. C’est un apprentissage accessible dès l’âge de 15 ans. Les formules des auto-écoles prévoient généralement dans cet formations les offres suivantes :
– 20h minimum de conduite avec un enseignant de la conduite. Ces heures sont obligatoires.
– L’apprentissage du code de la route (l’inscription ainsi que ses frais sont à la charge du candidat depuis le mois de juin 2016)
– 2h de RDV préalable : mesurer l’habilité de la conduite de l’élève et sa capacité à se présenter à l’épreuve de conduite du permis de conduire.
– 6h de rdv pédagogique : suivi pendant la formation du candidat afin d’évaluer ses progrès.
– Présentation à l’examen de conduite
Le candidat doit avoir un accompagnateur pouvant répondre à ses critères :
– 5 ans de permis sans interruption
– L’accord de l’assurance automobile
– L’inscription de son nom dans le contrat avec l’auto-école

Les avantages

La conduite AAC est la formule la plus avantageuse de toutes les formations au permis B. Son rapport qualité prix est très bon, bien que souvent plus chère que la formule supervisée ou encore classique, son prix n’augmente quasiment jamais au cours de la formation car l’élève n’a pas besoin de cours de conduite supplémentaires souvent onéreux.
En termes de qualité elle est considérée comme la meilleure car présente le meilleur taux de réussite : 74% (contre 55% pour la formation traditionnelle). Il y a moins de chance de rater son examen au permis de conduite avec cette formation, ce qui sur le long terme revient même avantageux financièrement puisque cela reste très cher de repasser le permis de conduire. De plus les délais d’attente sont assez long, les élèves « redoublant » ne sont pas prioritaires pour obtenir des places à l’épreuve de conduite.
Même après avoir obtenu l’examen de la conduite elle continu d’avoir des avantages comme les deux suivants :
– Le jeune conducteur ayant passé la conduite anticipée accompagné n’est soumis qu’à deux années de permis probatoire (contre trois ans pour les filières traditionnelles et supervisées)
– Il bénéficiera davantage dans l’assurance automobile qu’il choisira car sera considéré comme en conducteur plus expérimenté qu’un jeune conducteur n’ayant suivi que des heures de conduite.

Les inconvénients

Bien qu’étant moindres, il existe quelques inconvénients à la conduite accompagnée AAC. Le temps de formation est assez long, elle est donc avantageuse quand on commence tôt. Il faut compter un an minimum obligatoirement ainsi que 1000km.
C’est donc un peu couteux pour le conducteur qui doit prendre en charge ces nombreux kilomètres.

La formation au permis B en conduite supervisée

La conduite supervisée est un apprentissage à la conduite avec un accompagnateur. Cette sorte de conduite accompagnée est destinée aux personnes de plus de 18 ans. Les conditions pour y avoir accès sont donc d’être majeur, d’avoir effectué au moins les heures de conduite encadrées par un enseignant de la conduite (20h minimum) et avoir l’avis favorable du moniteur pour commencer la conduite supervisée encadrée par un accompagnateur du choix du candidat. Il faut également que l’élève soit titulaire de son code de la route pour commencer à faire des heures de conduite.
Il faut que l’accompagnateur ait au moins cinq ans d’ancienneté de permis B sans interruption et l’accord de son assurance.
Pour s’inscrire en conduite supervisée le candidat peut le faire directement lors de son inscription en auto-école ou bien après avoir été recalé à l’examen pratique du permis de conduire.
Après un rendez-vous préalable avec le candidat, l’enseignant de la conduite et l’accompagnateur, qui se déroule lorsque le moniteur estime son élève prêt à conduire avec son accompagnateur, il donnera des conseils à ses deux dernier pour que la formation accompagnée se passe au mieux. C’est seulement après ce rdv que le candidat commencera à conduire avec son ou ses accompagnateurs.

Les avantages

En choisissant cette formation de conduite accompagnée, le candidat s’offre une chance d’avoir une bonne expérience de conduite sans que cela coûte trop cher. La conduite supervisée n’impose ni durée de formation ni de kilomètre minimum à effectuer. Le candidat peut donc apprendre à conduire à son rythme pour se présenter à l’examen pratique du permis B lorsqu’il sera réellement prêt.
Les formations en conduite accompagnée, que ce soit la supervisée ou l’AAC ont un bien meilleur taux de réussite à la première présentation à l’examen du permis : 74% de réussite contre 5
5% en formation traditionnelle.
Cette formation est accessible aux personnes ayant déjà échoué à l’examen du permis.

Les inconvénients

Les auto-écoles peuvent proposer cette offre mais le font rarement et elle est peu connue car pas très avantageuse pour eux financièrement. Son bon rapport qualité prix l’a rendue impopulaire et certaines auto-écoles peuvent la déconseiller aux élève, surtout après un redoublement.
La période du permis probatoire n’est pas raccourcie avec cette forme de conduite accompagnée alors qu’avec l’AAC le candidat a deux ans de permis probatoire, celui qui choisit la conduite supervisée sera quand même soumis à trois de probation au permis.
Il est possible que le candidat n’ait pas d’avantages auprès des assurances automobiles comme ceux de la conduite AAC après avoir obtenu le permis B.